Les Pinocchio de la politique aux US

Dans cet article datant du 2 février les différents organismes formant l’Etat profond aux Etats Unis en prennent un sacré coup dans les gencives!!

La divulgation le 2 février du mémorandum de la Commission sur le Renseignement du Congrès américain a été précédée et suivie d’un tonnerre de protestations des services de renseignement, des néolibéraux du Parti démocrate et des néoconservateurs du Parti républicain. Cette panique reflète implicitement leur crainte de voir surgir des révélations plus accablantes encore à l’avenir. Ce mémorandum de quatre pages, rédigé sous la direction du président de la Commission Devin Nunes, montre que le FBI a commis un délit en dénaturant les faits alors qu’il sollicitait auprès de la Cour FISA un mandat de surveillance à l’encontre d’un membre de l’équipe électorale de Donald Trump. L’affaire est très grave car la Cour de justice FISA, issue du Foreign Intelligence Surveillance Act (une loi datant de 1978), est celle chargée d’autoriser la surveillance d’espions étrangers sur le sol américain.

Bill Binney, ancien directeur technique de la NSA devenu lanceur d’alerte, le FBI a utilisé, pour sa requête, une « propagande achetée » produite par une campagne pour « attaquer une autre campagne ». Le directeur adjoint de l’agence (aujourd’hui congédié), Andrew McCabe, a déclaré en décembre 2017 à la Commission du Renseignement que « sans les informations du dossier de Steele (…) aucun mandat de surveillance n’aurait été sollicité ». L’ancien directeur du FBI, James Comey, qui avait lui aussi approuvé la requête frauduleuse à la Cour, a déclaré lors d’une audition à la Chambre en juin 2017 que le dossier de Steele était « salace » et « non vérifié ».

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