Gilets jaunes 05

Aux abords de Briançon

La colère de la France d’en bas

La colère d’un peuple

Les Gilets Jaunes ont tenu leurs premières manifestations le samedi 17 novembre sur les Champs-Elysées à Paris. C’était totalement différent des manifestations syndicales habituelles, bien organisées pour marcher sur le boulevard entre la Place de la République et la Place de la Bastille, ou l’inverse, en portant des banderoles et en écoutant les discours des dirigeants à la fin. Les Gilets Jaunes arrivés de nulle part, sans organisation, sans chef pour leur dire où aller ou haranguer la foule. Ils étaient juste là, dans les gilets jaunes, en colère et prêts à expliquer leur colère à tout auditeur prêt à les écouter.

En bref, le message était le suivant : nous n’arrivons pas à joindre les deux bouts. Le coût de la vie ne cesse d’augmenter et nos revenus continuent de baisser. On n’en peut plus, c’est tout. Le gouvernement doit s’arrêter, réfléchir et changer de cap.

Mais la première réaction du gouvernement a été d’envoyer la police pulvériser des torrents de gaz lacrymogène sur la foule, apparemment pour tenir la population à distance de la résidence présidentielle voisine, le palais de l’Elysée. Le président Macron était ailleurs, se considérant apparemment au-dessus de tout cela.

Comme tout le monde le sait, ce qui a déclenché le mouvement de protestation, c’est une nouvelle hausse des taxes sur le carburant. Mais il était tout de suite clair qu’il s’agissait de beaucoup plus que cela. La taxe sur le carburant a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans une longue série de mesures favorisant les riches aux dépens de la majorité de la population. C’est pourquoi le mouvement a atteint une popularité et un soutien presque instantanés.

Article ca

 

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